A propos de l’industrie minière au sénégal

Le sous-sol du Sénégal offre une grande diversité de substances minérales comprenant des métaux précieux (or et platinoïdes), des métaux de base (fer, cuivre, chrome, nickel), des minéraux industriels (phosphates, calcaires industriels, sels, barytine etc.) des minéraux lourds (zircon et titane), des pierres ornementales et matériaux de construction etc.

L’exploitation minière moderne au Sénégal, remonte à la période 1940 – 1950 avec l’ouverture de deux grandes mines de phosphate Taiba et Lam-Lam dans la région de Thiès, à 80 -100 km de la capitale Dakar.

L’exploitation de ces importants gisements de phosphates a contribué aux succès de l’économie sénégalaise depuis plusieurs décennies. A l’Est, au Nord et au Sud de ces gisements de Taïba, d’importants projets d’exploration de phosphates sont en cours dans les permis de Niakhene, Coki et Gossas.

Dans la partie Nord-Est du bassin, dans la région de Matam, a été confirmée depuis

1984, l’existence d’un important gisement de phosphates avec des réserves prouvées de l’ordre de 40 millions tonnes et un potentiel de plus de 100 millions de tonnes de phosphate de chaux de très grande qualité. Une partie de ce gisement est exploitée à l’échelle d’une petite usine de production de fertilisants naturels pour l’industrie agricole au Sénégal.

La confirmation de ces gisements et indices pourrait aboutir dans les années à venir à d’importantes découvertes qui pourraient atteindre 500 millions à 1 milliards de tonnes, dont l’exploitation placerait le Sénégal dans le Top Ten des producteurs de phosphates dans le monde.

Dans la zone de Thiès-Lam Lam, il existe d’importantes réserves de phosphates alumino-calciques (environ 80 millions de tonnes) valorisables, par calcination, dans les filières engrais, naturels et alimentation animale.

Le calcaire

La partie Centre-Ouest du bassin sédimentaire recèle d’importantes ressources en calcaires et marno-calcaires. Les marno-calcaires éocènes qui affleurent dans le plateau de Bargny à 30 km de Dakar, sont à l’origine de la première cimenterie d’Afrique de l’Ouest en activité depuis 1948.

Il existe d’importants gisements de calcaires paléocènes situés entre Mbour au Sud et

Pout au Nord. Une deuxième usine de ciment y a été ouverte à Kirène au cours de l’année 2002.

Encouragés par une demande nationale et sous régionale en forte croissance, les groupes cimentiers sont en train de réaliser un doublement de leurs capacités respectives qui portera l’offre à environ 6.000.000 tonnes de ciment à partir de cette année 2010.

Un grand groupe cimentier international projette la réalisation d’une cimenterie de

2,5 MT par an de ciment dans un avenir proche dans la zone de Pout tandis qu’un nouveau projet de cimenterie de 1,5 MT par an est agrée dans la zone de Bandia.

Les calcaires paléocènes de Bandia, Thiès et Pout, hautement titrés dans leur horizon supérieur (+95% CaCO3), sont très adaptés à la production de chaux. Des opportunités sont à saisir pour la satisfaction de la demande nationale, et sous régionale en pleine expansion tirée par le développement de l’industrie minière aurifère.

L’or

La production du premier lingot de la mine d’or de Sabodala durant le premier trimestre de 2009 a été l’épilogue d’un long processus qui a commencé il y a presque

50 ans. Exploitée pendant une courte période (1997-1998) à petite échelle, la mine peut apporter maintenant une contribution réelle à l’économie sénégalaise.

Aujourd’hui, les ressources exploitables sont estimées à 1,63Moz d’or, avec des ressources de 3,55Moz.

Une société s’est vue octroyée un permis de recherche pour la zone environnante d’une superficie de 230 km2. Vingt (20) cibles minéralisées ont été découvertes dont quatre (04) montrent un important potentiel, avec des ressources évaluées à ce jour à

2.24Moz.

Adjacents à ces deux projets susmentionnés, vingt-cinq (25) permis de recherche d’or sont occupés par huit entreprises étrangères et neuf entreprises nationales.

Au Sud du gisement de Sabodala, une autre grande société minière internationale a découvert un important potentiel aurifère de 3Moz dans la zone de Massawa.

Plus à l’Est, le long de la frontière avec le Mali, une autre société effectue des travaux sur le terrain, où des résultats intéressants ont été obtenus dans les zones de Guemedji.

Le fer

Les gisements localisés en quatre zones distinctes sont estimés à 750 millions de tonnes.

L’exploitation des gisements de fer de la Falémé dans le Sud-Est du pays constitue un projet intégré prévu sur un site vierge et nécessite la construction d’une ligne ferroviaire de 750 km pour le transport de minerai de fer jusqu’au nouveau port minéralier et vraquier en eau profonde qui sera construit à Bargny-Sendou, près de Dakar.

Le projet devrait produire 15-25 MT par an de minerai de fer. Les avantages potentiels pour le Sénégal sont la création de 4.000 emplois directs et 16.000 emplois indirects ainsi que le désenclavement de cette partie isolée du pays qui tend à devenir un centre industriel.

L’attapulgite

L’attapulgite n’est peut-être pas l’un des minéraux les plus recherchés, mais il va certainement être utile à l’économie sénégalaise. Le minerai est extrait de l’argile, séché et granulé, puis exporté vers l’Europe principalement comme litière pour chat.
Trois sociétés exploitent l’attapulgite à partir des gisements d’Allou Kagne, Sébikotane, Mbodiene, Nianing, et Warang, tous situés à moins de 100 km du port de Dakar.
Il existe encore des opportunités d’investissements dans ces zones pour la production et la transformation de l’attapulgite pour l’approvisionnement de différentes filières : litière animale, boues de forage, industrie pharmaceutique, dépollution, charges minérales etc.

MINERAUX LOURDS: Le Sénégal possède l’une des plus grandes mines de zircon du monde

L’intérêt pour les sables à minéraux lourds du Sénégal s’est accru rapidement ces dernières années. Ce type de gisement peut être une source importante de minéraux industriels tels que le zircon.
Une société minière australienne envisage d’exploiter une bande de 50 km de sables minéraux lourds qui contiennent un gisement de classe mondiale. La construction du projet situé sur la Grande Côte, coûtera 200 millions de dollars, avec une production de 85.000 T par an de zircon (ce qui en fait la quatrième plus grande mine de zircon dans le monde) 20.000 T de rutile et leucoxene et 650.000 T de ilménite (sous-produit de faible valeur).
Le projet est estimé à 26 MT ressources de métaux lourds (1.300 millions T de sable de 2% de minéraux lourds) avec une durée de vie projetée de 25 ans ; la production de zircon représentera 8% de la consommation mondiale et 25% de la consommation européenne.

uranium

La recherche de l’uranium qui a connu une évolution significative entre 1965 et 1984, a été relancée en 2007 avec notamment l’arrivée d’une société minière junior acquise dans l’intervalle par un acteur international majeur qui détient le permis de recherche de l’Est Saraya.
Les schistes graphiteux de Mako et Dialé peuvent également susciter un intérêt pour la recherche en uranium.

AUTRES RESSOURCES

Le lithium, l’étain et le molybdène: Les granites paléo-protérozoïque de la fenêtre de Kédougou contiennent une importante concentration de lithium, d’étain et de molybdène.
• Le cuivre et le chrome: la couverture géophysique aéroportée et des études géochimiques du sol ont identifié des indices de cuivre et de chrome dans la zone de Gabou et Diabal. Ces résultats ont suscité depuis 2008 la reprise de l’exploration dans la zone de Gabou et Boulbi.
• Nickel – cuivre et platine: Une anomalie Cu-Ni ainsi que des traces de platinoïdes ont été découverts en 1978. D’autres travaux ont été effectués dans les secteurs de Simpampou, Koulontou et Dioudiou-Konko confirmant ce potentiel.

Le Sénégal oriental recèle d’importantes réserves de marbre de bonne qualité estimées à plusieurs millions de mètres cubes. Ces marbres sont localisés principalement au Sud Est du pays à Ndébou, Bandafassi et Ibel ; on compte jusqu’à six (06) variétés de marbre.
• Les sables extra siliceux de Malika et de Diogo sur la zone côtière, qui sont utilisables dans la fabrication de verre.
• Les diatomites (terres à diatomées) du lac Tanma peuvent être valorisées après séparation, pour la production de charges minérales et d’agents de filtration.
• Les accumulations de barytine à Kidira, de kaolin à Kouroudiako, de l’amiante à Nangare Bassaris, ainsi que les indices de zinc, plomb, tungstène dans les roches Birimiennes.

POUR PLUS D’INFORMATIONS

La direction des mines et de la géologie a préparé un document sur les ressources minières au Sénégal disponible ici

A propos de l’industrie minière au sénégal

Le sous-sol du Sénégal offre une grande diversité de substances minérales comprenant des métaux précieux (or et platinoïdes), des métaux de base (fer, cuivre, chrome, nickel), des minéraux industriels (phosphates, calcaires industriels, sels, barytine etc.) des minéraux lourds (zircon et titane), des pierres ornementales et matériaux de construction etc.

L’exploitation minière moderne au Sénégal, remonte à la période 1940 – 1950 avec l’ouverture de deux grandes mines de phosphate Taiba et Lam-Lam dans la région de Thiès, à 80 -100 km de la capitale Dakar.

L’exploitation de ces importants gisements de phosphates a contribué aux succès de l’économie sénégalaise depuis plusieurs décennies. A l’Est, au Nord et au Sud de ces gisements de Taïba, d’importants projets d’exploration de phosphates sont en cours dans les permis de Niakhene, Coki et Gossas.

Dans la partie Nord-Est du bassin, dans la région de Matam, a été confirmée depuis

1984, l’existence d’un important gisement de phosphates avec des réserves prouvées de l’ordre de 40 millions tonnes et un potentiel de plus de 100 millions de tonnes de phosphate de chaux de très grande qualité. Une partie de ce gisement est exploitée à l’échelle d’une petite usine de production de fertilisants naturels pour l’industrie agricole au Sénégal.

La confirmation de ces gisements et indices pourrait aboutir dans les années à venir à d’importantes découvertes qui pourraient atteindre 500 millions à 1 milliards de tonnes, dont l’exploitation placerait le Sénégal dans le Top Ten des producteurs de phosphates dans le monde.

Dans la zone de Thiès-Lam Lam, il existe d’importantes réserves de phosphates alumino-calciques (environ 80 millions de tonnes) valorisables, par calcination, dans les filières engrais, naturels et alimentation animale.

Le calcaire

La partie Centre-Ouest du bassin sédimentaire recèle d’importantes ressources en calcaires et marno-calcaires. Les marno-calcaires éocènes qui affleurent dans le plateau de Bargny à 30 km de Dakar, sont à l’origine de la première cimenterie d’Afrique de l’Ouest en activité depuis 1948.

Il existe d’importants gisements de calcaires paléocènes situés entre Mbour au Sud et

Pout au Nord. Une deuxième usine de ciment y a été ouverte à Kirène au cours de l’année 2002.

Encouragés par une demande nationale et sous régionale en forte croissance, les groupes cimentiers sont en train de réaliser un doublement de leurs capacités respectives qui portera l’offre à environ 6.000.000 tonnes de ciment à partir de cette année 2010.

Un grand groupe cimentier international projette la réalisation d’une cimenterie de

2,5 MT par an de ciment dans un avenir proche dans la zone de Pout tandis qu’un nouveau projet de cimenterie de 1,5 MT par an est agrée dans la zone de Bandia.

Les calcaires paléocènes de Bandia, Thiès et Pout, hautement titrés dans leur horizon supérieur (+95% CaCO3), sont très adaptés à la production de chaux. Des opportunités sont à saisir pour la satisfaction de la demande nationale, et sous régionale en pleine expansion tirée par le développement de l’industrie minière aurifère.

L’or

La production du premier lingot de la mine d’or de Sabodala durant le premier trimestre de 2009 a été l’épilogue d’un long processus qui a commencé il y a presque

50 ans. Exploitée pendant une courte période (1997-1998) à petite échelle, la mine peut apporter maintenant une contribution réelle à l’économie sénégalaise.

Aujourd’hui, les ressources exploitables sont estimées à 1,63Moz d’or, avec des ressources de 3,55Moz.

Une société s’est vue octroyée un permis de recherche pour la zone environnante d’une superficie de 230 km2. Vingt (20) cibles minéralisées ont été découvertes dont quatre (04) montrent un important potentiel, avec des ressources évaluées à ce jour à

2.24Moz.

Adjacents à ces deux projets susmentionnés, vingt-cinq (25) permis de recherche d’or sont occupés par huit entreprises étrangères et neuf entreprises nationales.

Au Sud du gisement de Sabodala, une autre grande société minière internationale a découvert un important potentiel aurifère de 3Moz dans la zone de Massawa.

Plus à l’Est, le long de la frontière avec le Mali, une autre société effectue des travaux sur le terrain, où des résultats intéressants ont été obtenus dans les zones de Guemedji.

Le fer

Les gisements localisés en quatre zones distinctes sont estimés à 750 millions de tonnes.

L’exploitation des gisements de fer de la Falémé dans le Sud-Est du pays constitue un projet intégré prévu sur un site vierge et nécessite la construction d’une ligne ferroviaire de 750 km pour le transport de minerai de fer jusqu’au nouveau port minéralier et vraquier en eau profonde qui sera construit à Bargny-Sendou, près de Dakar.

Le projet devrait produire 15-25 MT par an de minerai de fer. Les avantages potentiels pour le Sénégal sont la création de 4.000 emplois directs et 16.000 emplois indirects ainsi que le désenclavement de cette partie isolée du pays qui tend à devenir un centre industriel.

L’attapulgite

L’attapulgite n’est peut-être pas l’un des minéraux les plus recherchés, mais il va certainement être utile à l’économie sénégalaise. Le minerai est extrait de l’argile, séché et granulé, puis exporté vers l’Europe principalement comme litière pour chat.
Trois sociétés exploitent l’attapulgite à partir des gisements d’Allou Kagne, Sébikotane, Mbodiene, Nianing, et Warang, tous situés à moins de 100 km du port de Dakar.
Il existe encore des opportunités d’investissements dans ces zones pour la production et la transformation de l’attapulgite pour l’approvisionnement de différentes filières : litière animale, boues de forage, industrie pharmaceutique, dépollution, charges minérales etc.

MINERAUX LOURDS: Le Sénégal possède l’une des plus grandes mines de zircon du monde

L’intérêt pour les sables à minéraux lourds du Sénégal s’est accru rapidement ces dernières années. Ce type de gisement peut être une source importante de minéraux industriels tels que le zircon.
Une société minière australienne envisage d’exploiter une bande de 50 km de sables minéraux lourds qui contiennent un gisement de classe mondiale. La construction du projet situé sur la Grande Côte, coûtera 200 millions de dollars, avec une production de 85.000 T par an de zircon (ce qui en fait la quatrième plus grande mine de zircon dans le monde) 20.000 T de rutile et leucoxene et 650.000 T de ilménite (sous-produit de faible valeur).
Le projet est estimé à 26 MT ressources de métaux lourds (1.300 millions T de sable de 2% de minéraux lourds) avec une durée de vie projetée de 25 ans ; la production de zircon représentera 8% de la consommation mondiale et 25% de la consommation européenne.

uranium

La recherche de l’uranium qui a connu une évolution significative entre 1965 et 1984, a été relancée en 2007 avec notamment l’arrivée d’une société minière junior acquise dans l’intervalle par un acteur international majeur qui détient le permis de recherche de l’Est Saraya.
Les schistes graphiteux de Mako et Dialé peuvent également susciter un intérêt pour la recherche en uranium.

AUTRES RESSOURCES

Le lithium, l’étain et le molybdène: Les granites paléo-protérozoïque de la fenêtre de Kédougou contiennent une importante concentration de lithium, d’étain et de molybdène.
• Le cuivre et le chrome: la couverture géophysique aéroportée et des études géochimiques du sol ont identifié des indices de cuivre et de chrome dans la zone de Gabou et Diabal. Ces résultats ont suscité depuis 2008 la reprise de l’exploration dans la zone de Gabou et Boulbi.
• Nickel – cuivre et platine: Une anomalie Cu-Ni ainsi que des traces de platinoïdes ont été découverts en 1978. D’autres travaux ont été effectués dans les secteurs de Simpampou, Koulontou et Dioudiou-Konko confirmant ce potentiel.

Le Sénégal oriental recèle d’importantes réserves de marbre de bonne qualité estimées à plusieurs millions de mètres cubes. Ces marbres sont localisés principalement au Sud Est du pays à Ndébou, Bandafassi et Ibel ; on compte jusqu’à six (06) variétés de marbre.
• Les sables extra siliceux de Malika et de Diogo sur la zone côtière, qui sont utilisables dans la fabrication de verre.
• Les diatomites (terres à diatomées) du lac Tanma peuvent être valorisées après séparation, pour la production de charges minérales et d’agents de filtration.
• Les accumulations de barytine à Kidira, de kaolin à Kouroudiako, de l’amiante à Nangare Bassaris, ainsi que les indices de zinc, plomb, tungstène dans les roches Birimiennes.

POUR PLUS D’INFORMATIONS

La direction des mines et de la géologie a préparé un document sur les ressources minières au Sénégal disponible ici