L'Afrique est bien dotée en ressources minérales et a une longue histoire de l'exploitation minière, mais n'a jusqu'à présent pas récolté les avantages complets de développement de ces ressources. La nature enclavée de l'exploitation minière a été attribuée notamment à la faiblesse des liens avec d'autres secteurs de l'économie, en particulier le manque ou la raréfaction de la valeur ajoutée en aval et les liens en amont dans la fourniture de biens d'équipement miniers, d'intrants et de services.

En conséquence, l'Afrique a perdu d'immenses opportunités pour promouvoir efficacement le développement socio-économique et lutter contre la pauvreté. “La vision minière Africaine” (VMA), adoptée par les chefs d'État et de gouvernement en février 2009, vise à changer ce statu quo. La Vision préconise «une exploitation transparente, équitable et optimale des ressources minérales pour soutenir une croissance durable et un développement socioéconomique généralisés».L'origine de l'AMV remonte à 1979 à travers plusieurs déclarations et traités, puis un plan d'action pour mettre en œuvre l'AMV a été adopté par les ministres africains responsables du développement des ressources minérales en décembre 2011. Le Centre de développement des minerais africains a été lancé le 16 décembre 2013 à Maputo, au Mozambique, en tant qu'organisme d'exécution de l’AMV.

LE PLAIDOYER DE LA VISION MINIÈRE AFRICAINE

Le plaidoyer de Vision Minière Africaine est basé sur le fait que la Vision Minière Africaine est un cadre politique continental adopté par les 54 pays membres de l'UA mais la mise en œuvre réussie repose sur l'adhésion et la participation du secteur privé et d'autres parties prenantes Afrique, aux niveaux régional et national. Le Pacte VMA repose sur des principes alignés sur les valeurs fondamentales, les politiques, les plans stratégiques et les énoncés de mission des entreprises du secteur extractif.

Les moteurs sous-jacents de cette coopération sont les avantages commerciaux que le secteur privé tirera de la mise en œuvre de la vision minière Africaine dans les Pays Membres et dans les Communautés Economiques Régionales (CER).

Sa mise en œuvre effective devrait contribuer à renforcer la licence sociale des entreprises. Le pacte vise principalement les sociétés minières, y compris le pétrole et le gaz, les chambres des Mines ainsi que les autres types d’associations minières.

Les sociétés minières sont de plus en plus évaluées par rapport aux bonnes performances économiques, environnementales et sociales des entreprises. En effet, la quête de «durabilité» a conduit à des revendications pour l'équité des parties prenantes des pays africains.

Le secteur des industries extractives est caractérisé par des relations complexes et des demandes, des droits et des revendications concurrents provenant des gouvernements, des communautés locales, de la société civile et des entreprises privées. Il est donc devenu essentiel de parvenir à un consensus sur ce qui constitue «Valeur partagée» et «bénéfices partagés» et comment obtenir une licence sociale pour opérer au 21ème siècle.